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CEOs, Fondateurs, Entrepreneurs : quels sont ces pouvoirs que vous détenez ? (2/3)

Dernière mise à jour : 24 déc. 2023

Léa AGBO - Entrepreneur & Coach

Newsletter LinkedIN #2 - Publiée le 2 mai 2023


Encore un grand merci à Basile GNON - CEO, BCCA Networks & Technologies, L.L.C, Florence Assomany - Fondatrice de Young & Leaders, Bertrand Baud - Chief Executive Officer à La Coffolaterie, SA, Matteo Sterzi - CEO and Strategic planning chez Prodomos, Louis-Philippe Bourgeois - Co-fondateur de GoExport et Vice-président, Caroline Maréchal - Fondatrice Talentizzy®, Raquel Contreras & Francisco Sandoval – Entrepreneurs, boris yepmo - Co-Founder / Tech Due Diligence / Steering|supervisory|executive board member / PPP expert / GM & Ceo [freelance], Emily Miels - Founder & CEO, M-DS Consulting, Guillaume Depraeter - Founder - CEO MyCommand.net

Vous le savez : chaque action est une cause contenant un effet.

Ainsi, chacun de nous possède la capacité de choisir son point de focalisation, et ce sur quoi nous nous focalisons aujourd’hui détermine ce que nous serons capable demain de créer.

De manière universelle, les personnes s’arrêtant uniquement sur les effets cherchent souvent à nier leur part de responsabilité, et jouent facilement au jeu « de qui blâmer ». Les dirigeants qui s’ouvrent à un marché étranger ont la responsabilité d'intégrer une transversalité du projet, de comprendre ce qui se passe sur le marché et de penser intention, progression et vision. À ce jeu-là, ils ne peuvent s’y attarder.

Il se sentent et se savent responsables de la viabilité, du bon déroulement et du succès du projet. Pourquoi ? Parce qu’ils ont le pouvoir de positionner l’entreprise à travers des décisions stratégiques affûtées et, dans la foulée, de changer les choses en proposant d’améliorer, de faciliter la vie des personnes ciblées. D’ailleurs, « avec un grand pouvoir vient une grande responsabilité » disait l’oncle de Spiderman (Stan Lee) .

Cependant, ceci dessine une trajectoire pour une finalité ambitionnée. Le développement, l'engagement et l’implication personnels dont font preuve tous ces dirigeants sont tout aussi impressionnants. Toujours en suivant ce même fil conducteur qu’est l’interculturalité, voici les conseils que certains d’entre eux ont bien voulu partager à ce sujet.

1 - Le pouvoir d'Être résilitent.e et de croire en son idée Tenir bon et rester focus sur son objectif, sur sa pensée ; c’est comme cela que Boris YEPMO définit la résilience. Ainsi, cela suggère une forte implication et un niveau de persévérance élevé. Le secret est de toujours garder en tête notre finalité, notre pourquoi, notre ligne d’arrivée. « Les obstacles sont ces choses que tu vois lorsque tu perds l'objectif de vue. » disait Henry Ford.

C’est parce qu’il y une réelle volonté d’aider, d’accompagner, d’améliorer la société, l’environnement, la situation sur ce marché, qu’un service, produit, projet rencontrera de vraies opportunités et un succès assuré. Florence ASSOMANY abonde en ce sens en soulignant que même lorsque les contextes, et les façons de faire, parfois interpellent, ce n’est pas pour autant qu’il est envisageable de lâcher.

Pour cela, faire preuve de patience mais aussi « avoir la niaque » et beaucoup d’amour pour les gens, sont, pour Boris YEPMO, des compétences et des traits de personnalité qu’il est essentiel de cultiver.

Dans tous les cas, bosser et tout donner, c’est se créer une place sur le marché visé.

2 - Le pouvoir d'Innover Apporter quelque chose de nouveau est, pour le dirigeant et l’entreprise, très galvanisant. De surcroit sur un marché étranger, une telle opportunité est exaltante pour un développement et/ou une diversification des activités. C’est ce qu’Emily MIELS et Bertrand BAUD m’ont ainsi assuré. Factuellement, cela peut être une occasion de croissance très significative.

L’innovation est une chose fascinante qui nécessite néanmoins beaucoup de pédagogie. En effet, comme Boris YEPMO me l’a confié, dans le cas d’idées novatrices, l’accueil, même par le public dont le besoin serait comblé par celles-ci ou tout au moins le confort amélioré, peut être très mitigé. Innover signifie venir bousculer … des habitudes, une façon de fonctionner, ce qui peut être consommé. C’est pourquoi, souvent, il faut un peu de temps pour les adopter.

Pour Florence ASSOMANY, vouloir impacter différemment et positivement le marché, c’est offrir ce qui va faire bouger les lignes, ce que l’on sait pouvoir apporter une réelle valeur ajoutée.

Dans tous les cas, innover, c’est être audacieux.se, patient.e et passionné.e. C’est également, comme Bertrand BAUD me l’a fait remarquer, apprendre à négocier avec des interlocuteurs ayant une vision des affaires qui parfois diffère et à laquelle vous devez vous accoutumer.

3 - Le pouvoir d'Affirmer ses spécificités Valoriser aux maximum les particularités entrepreneuriales, et celles du produit ou service dont va bénéficier le marché, est un axe que Caroline MARECHAL m’a rapidement suggéré. Il est ici question de savoir extraire ce qui, notamment culturellement, rend unique et identifiable. Concrètement :

  • Quelles compétences, connaissances, valeurs et traits de personnalité sont vos meilleurs alliés ?

  • Qu'est-ce qui permet à l’entreprise que vous dirigez, étrangère sur ce marché, de se démarquer ? Cet exercice de positionnement est d’autant plus capital lorsque les cultures nous semblent éloignées.

L'oiseau a besoin de deux ailes pour voler. Dans ce cas précis, le dirigeant apprivoise le marché étranger ciblé tout en affirmant ce que l’entreprise, à travers son produit ou service, a de (culturellement) pertinent à apporter. C’est ce qui, comme me l’a confirmé Guillaume DEPRAETER, la rendra attractive sur ce dernier. Alors,

  • Communiquer sur vos spécificités

  • Faites-en un avantage concurrentiel en en (dé)montrant la valeur ajoutée o présentez-les et/ou faites-les évoluer en fonction des besoins et des tendances à venir ou déjà constatées.

4 - Le pouvoir de Réunir pour performer Prendre conscience des dynamiques d’un pays n’est pas chose innée. Ajoutez à cela le fait que l’identité culturelle soit un processus vivant, mouvant, et vous pourrez percevoir toute l’intensité du défi à relever. Ainsi, Emily MIELS et Guillaume DEPRAETER insistent sur le fait de créer des ponts culturellement appréciés. Pourquoi ? Pour positivement s’ouvrir à l’opportunité de faire naître des liens forts entre spécificités (commerciales culturelles) et marché.s étranger.s ciblé.s.

De même, rester ouvert.e et accueillir les remises en question des décisions prises ou des trajectoires envisagées, sera toujours une preuve d’humilité servant la cause de votre projet. Pour Guillaume DEPRAETER, dès lors que vous vivez dans le pays dans lequel vous souhaitez vous implanter, la bi-culturalité n’est plus une option mais une nécessité.

C’est aussi le meilleur moyen d’éviter de grossières erreurs, pouvant rester incrustées dans la mémoire du marché.

Michel Serres, membre de l'Académie française et de l'Académie européenne des sciences et des arts, enseignant-chercheur et philosophie des sciences, a écrit (merci Caroline MARECHAL) : « Vous ne cessez de coudre et tisser votre propre manteau d'Arlequin, aussi nué ou bariolé que la carte de vos gênes. Ne défendez donc pas, bec et ongles, l'une de vos appartenances, multipliez-les, au contraire, pour enrichir votre souplesse. ».

À l’international, sur un marché auquel l’entreprise (tout comme le dirigeant), n’est pas habituée, un travail de façonnage s’engage, identique à celui d’un diamant qui ne demande qu’à briller. C’est une des aventures entrepreneuriales les plus enrichissantes et les plus marquantes qu’il est possible d’expérimenter. Alors ok pour un peu d’interculturalité ?

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