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Entreprendre à l’international, oui. Mais l’interculturel, c’est quoi ???

Dernière mise à jour : 24 déc. 2023

Léa AGBO - Entrepreneur & Coach

Article écrit le 17 août 2021 et réactualisé le 17 août 2022

De façon très pragmatique, l’interculturalité sert à adopter la bonne attitude avant pour éviter de rattraper le coup après.


A l’international, vos business partners ou business contacts ont une vision des affaires, du monde, des relations qui peut diverger de la vôtre. Ceci signifie qu’en tant qu’entrepreneur, s’y intéresser est indispensable pour inscrire vos collaborations dans une perspective gagnante.


Parfois, un autre état d’esprit

Il est toujours bon de savoir que, par exemple, dans une logique d’ « empowerment », le contentement personnel et la satisfaction professionnelle influent sur la capacité des collaborateurs. Ce que cela veut dire ? Tout simplement que ce sont des moteurs qui les amènent à un niveau de créativité et d’efficacité supérieur. Pourquoi ? Parce que vos collaborateurs s’exercent quotidiennement à une autonomie décisionnelle et sont boostés par un processus d’apprentissage volontaire.


Cet état d’esprit est définitivement très présent dans les cultures d’entreprises anglo-saxonnes. Il incite à prendre des initiatives, à se dépasser et à aller au-delà des objectifs préalablement déterminés. L’accent est mis sur la capacité à s’engager et à se responsabiliser. Ceci crée un sentiment de contrôle sur le travail et convie à une approche plus dynamique en développant un tempérament innovant.


De ce point de vue, c’est un moyen efficace pour chacun de s’impliquer et de se révéler.


Épiloguer ou résumer ?

À culture dissimilaire sur certains aspects, il s’agit de détecter des codes communicationnels pouvant parfois paraître impénétrables ; ce qui n’est pas si évident, vous en conviendrez. Néanmoins, mettons ici en lumière un fait.


Dans certaines cultures, l'interprétation des messages dépend principalement de la situation et du contexte, alors que dans d'autres, le contenu du message se suffit à lui-même. Le constat : dans des cultures à contexte fort, le message s’avère être intensément implicite tandis qu’à contexte faible, le message est plus passionnément explicite. Cela fait naître des conceptions distinctes d'un accord et de la confiance. En fonction du pays ou de la région de celui-ci, un engagement oral peut ainsi ne pas être considéré comme solide, tout comme il peut être perçu comme la base d’un partenariat et constituer un engagement personnel.


OK vous me direz mais en quoi cela peut-il avoir un impact sur mes relations professionnelles et mon business ? Et je vous répondrai que de clairement identifier ce critère est essentiel. Un entrepreneur ou collaborateur prendra votre seule parole comme gage de confiance et d’efficacité ; tandis qu’à pays culturellement « opposé » concernant ce même aspect, il/elle vous demandera des « preuves » sur lesquelles s’appuyer.

Vous attarder sur ce sujet (implicite vs explicite) vous permettra d’éviter les surprises voire des déconvenues. De fait, par définition, l’information implicite est sous-entendue, suggérée. Il faut donc faire appel à la déduction et à l’interprétation pour arriver à en dégager le sens et les subtilités. C’est pourquoi cette façon de communiquer reste une énigme pour un « explicite ». C'est aussi pourquoi dans de nombreux cas, elle peut générer des malentendus et des loupés. Lors d’échanges avec vos interlocuteurs internationaux, se pencher sur le sujet est donc tout à fait indiqué.


A qui s’adresser ?

Laissez-moi, à présent, vous parler de la distance hiérarchique.

Cette dimension se réfère au degré d’inégalité attendu et accepté par les individus dans une société. Il est ici question d’apprécier le rapport au pouvoir et d’évaluer le niveau de tolérance face à une répartition « déséquilibrée » de celui-ci, dans les relations sociales et à échelle sociétale.


Dès lors que cet indice est élevé, comme en France, en Bolivie, au Brésil, en Côte D’Ivoire ou encore dans les Îles Fiji, les différences de statuts sont plus prononcées. Une approche plus autocratique de la gestion et du management y est d’ailleurs assurée. Celle-ci est de même souvent corrélée à une tendance organisationnelle pyramidale, une centralisation des décisions et un à encadrement descendant.


Qu’est-ce que cela devrait évoquer à l’entrepreneur qui l’a identifié ? Que de ce fait, le statut social constitue à lui seul une carte de visite et qu’il est directement lié à la notion de respect. C’est pourquoi, en terme de décideur, et toujours considérant un indice de cette dimension relativement élevé, il est préférable d’exclusivement s’adresser au sommet.


À quel point souhaitez-vous contrôler votre avenir ?

Devons-nous essayer de le contrôler ou tout simplement le laisser arriver ?

Cette ambiguïté peut être source d’anxiété selon les cultures mais toutes ont appris à gérer cette inquiétude à leur manière.

Le contrôle de l'incertitude (autre dimension interculturelle) dévoile ainsi dans quelle mesure les membres d'une société se sentent menacés par des situations incertaines ou inconnues et ont créé des systèmes et des croyances en conséquence.


Encore une fois ici, l’impact sur le mindset entrepreneurial et le fonctionnement de l'entreprise est grand.


Dans des pays à faible contrôle de l'incertitude, l'initiative est fortement encouragée et la tolérance aux idées nouvelles est, toute proportion gardée, quasi illimitée.

A contrario, dès lors que cette dimension est élevée, les individus ont tendance à « se préparer ». C’est pourquoi, par exemple, la majorité des français cherchent à tout prix à éviter ce qui est incertain car synonyme d’instabilité. La structure et la planification sont, par effet ricochet, des éléments indispensables. Développer des technologies et des systèmes complexes oui, mais dans un environnement invariable et approprié.


En rapport direct avec ce constat, la France tout comme le Japon ou encore la Russie, a également tendance à (dé)montrer une forte résistance face au changement.

En revanche, dans des pays tels que les Etats-Unis, le Canada ou l'Indonésie, de façon diamétralement opposé, il est possible d’affirmer qu’il y règne une réelle prédisposition à la flexibilité. Ainsi, pour des cultures plus « souples », ce qui revêt un aspect incertain peut être fascinant et stimulant ; d’où un mindset plus entreprenant.


Enfin, on note que les pays africains, de façon générale, se caractérisent par des scores allant de faible à médian. Il est très intéressant d’être conscient(e) de cette donnée concernant ce très grand continent et ces marchés émergeants.


Conclusion

Dès lors que l'on souhaite entreprendre à l'international, de nombreuses dimensions multifactorielles sont à prendre en considération. Une culture est composée d’influences propres prédominantes. Néanmoins, la réalité contemporaine de chaque pays repose également sur des facteurs modulateurs globaux et donc interdépendants.


Par conséquent, votre motivation à étudier la culture ciblée sera un réel atout et votre particularité. Votre capacité individuelle à acquérir les compétences nécessaires et à devenir stratège fera de vous un business partner très apprécié.


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