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La conscience situationnelle : notre première alliée

Sujet : Coaching Interculturel -----------

Temps de lecture : 4 min ---------------

Notre cerveau est un formidable outil capable d’analyser plusieurs scénarios, réactions et hypothèses en se basant sur notre environnement. Le tout est de l’apprivoiser pour ne détecter que ce qui servira notre projet.


C’est pourquoi la conscience situationnelle est une compétence à cultiver.

Cette volonté cognitive nous amène à identifier ce qui se passe autour de nous à l’instant T.

Concrètement, à quoi sert-elle ? Etre présent, c’est savoir se situer, se positionner. C’est aussi devenir stratège et adopter le comportement adéquat en améliorant notre capacité à identifier les occasions à ne pas manquer.


La conscience situationnelle constitue également une aptitude à prédire les répercussions immédiates et futures de nos actions et de nos décisions. En la maîtrisant, nous devenons plus à même de provoquer de nouvelles opportunités.


Une définition brève…

L’entrepreneur se définit par :

Sa vision claire du présent

Sa vision claire du futur et de ce à quoi il souhaite arriver

Sa capacité à avancer

Sa capacité à évoluer et à s’améliorer

Sa capacité à innover

Sa capacité à grandir en même temps que son entreprise

Sa capacité à persévérer.


La conscience situationnelle au service de notre vision

Afin d’entrevoir le futur, il est préférable de bien distinguer le présent.

Avoir une vision précise de là où il souhaite aller, permet à l’entrepreneur de communiquer clairement ses objectifs, de mobiliser, de motiver.

Cela peut sembler paradoxal mais c’est pourtant bien notre vision qui va à la fois nous porter et nous faire apprécier les performances du moment.


L’entrepreneur est toujours enclin à percevoir les situations sous un angle transversal stratégique, dans la lignée de ce qu’il souhaite accomplir. S’ancrer dans le présent nous amène à une réalisation beaucoup plus factuelle et plus rapide de nos ambitions.

Etre pleinement focus sur les challenges actuels, nous fait garder le cap en évitant de dévier des objectifs fixés. Nous alimentons et concrétisons ainsi notre vision grâce des éléments solides et des résultats concrets.


C’est pourquoi, même si la vision apporte de la clarté, cela ne suffit pas. Il faut ensuite déclencher et entretenir de quoi la soutenir pour la réaliser.


Comment s’exercer ?

Notre cerveau s’applique à trier afin de faire une sélection de ce sur quoi notre attention porter. Eh oui ! L'esprit humain ne peut gérer qu'une certaine quantité d'informations à la fois.


Dans le but de nous exercer, il est indispensable de pratiquer la conscience situationnelle aussi fréquemment que nous le pouvons, en toutes occasions. C’est de cette manière que nous obtenons de bons réflexes, de meilleures interactions et de parfaites réactions.

Je vous suggère d’observer 2 conseils pour y arriver :


1 - Focalisation et lucidité

Il est question de développer un esprit clair et aiguisé afin de prendre des décisions affûtées. Pour cela, la meilleure solution est d’écarter toutes distractions au fur et à mesure qu’elles se présentent. Dans la foulée, vous annihilerez toutes sources d’erreurs pour ne laisser place qu’à votre plus grande efficacité.


2 – Apprenez à respecter des silences en société

Quelques instants seulement…. Lors de rencontres, cela vous aidera à rester « sharp » et à permettre à vos meilleures idées d’émerger. Il s’agit notamment pour cela d’évacuer toutes les pensées hors contexte pour mieux respirer et ancrer le moment présent dans votre réalité.


Comment la maîtriser ?

La plus importante variable de la conscience situationnelle, c’est vous.

C’est pourquoi, il est essentiel de vous connaître pour prévenir des scénarios et vous y adapter.


Pour parvenir à une connaissance de soi « objective », il s’agit d’abord de s’auto-observer. Ce que cela signifie ? Toujours en gardant à l’esprit ce pour quoi vous vous retrouvez avec ce client, dans ce meeting, à cet after work, dans ce salon, en web conférence, apprenez à être spectateur de vous-même. Pratiquez dès que vous y pensez …pendant, en amont et/ou en aval de rencontres ou d’événements également.


Ensuite, passez à l’étape de l’auto-appréciation. Distinguer les différentes répercutions que des situations, des éléments précis ou encore des façons de faire peuvent avoir sur nous, est déjà une grande avancée. L’idée est ici d’analyser les conséquences émotionnelles et comportementales. Celles-ci, avec de la pratique, pouvant être totalement apprivoisées.

Y parvenir demande, au préalable, de bien les cerner afin de trouver nos propres clés. Ces clés peuvent aussi être en partie amenées par notre habilité à anticiper grâce à des projections formulées ou visualisées : « qu’est-ce que je ressens, comment je me comporte, comment je (ré)agis si/lorsque … ??? ».

Commencer par se confronter aux paramètres qui nous impactent est l’un des meilleurs moyens pour y apporter nos propres solutions. Parallèlement, à mesure que notre capacité d’auto-appréciation croît, l’ignorance et l’appréhension s’estompent tandis que la justesse de notre attitude grandit.


Et l’interculturalité dans tout ça ?

L’interculturalité comporte une phase d’observation préalable importante. Mais le mieux est de savoir ce que l'on doit chercher. Pourquoi ? Pour ensuite replacer les informations dans leur contexte de manière à ce qu'elles aient un sens et qu'elles deviennent des variables ajustables. C’est ce que l’on appelle la phase d‘orientation. Celle-ci implique plusieurs principes ayant directement trait à notre conscience de la situation.


Tout d’abord, il s’agit de connaître les lignes de conduite culturelles à établir.

Qu’est-ce que c’est ? Tout environnement possède une ligne de conduite particulière ; c’est-à-dire une manière habituelle de s'y comporter. C’est ce à quoi, à travers le prisme de sa propre culture, on peut légitimement s'attendre dans un cadre donné. Le fait d'établir ces lignes permet de repérer les anomalies.


Mais qu'est-ce qu'une anomalie ?

Une anomalie est une chose qui devrait se produire et qui ne se produit pas. Cela peut également être à l’inverse une chose qui ne devrait pas se produire et qui se produit.

C’est donc souvent ce que l’on remarque, ce qui attire notre attention. Là aussi, l’influence culturelle est à ne pas négliger sachant que c’est à partir de là que notre plan d’action va s’activer.


Basé sur ce que l'on observe, notre plan est, en effet, la meilleure option que nous ayons trouvée à un moment précis, dans une situation déterminée.

Alors, afin de se sentir serein(e), à l’aise, en confiance, rien de mieux que de se préparer.


Conclusion

La conscience situationnelle est un état d'esprit qu'il est extrêmement bénéfique de pratiquer pour le formater à notre image et la moduler selon les situations rencontrées.

De même qu’une connaissance de soi est indispensable à une conscience situationnelle performante, une compétence interculturelle est essentielle à une conscience situationnelle avisée et déterminante.



Article écrit le 24 août 2021

Léa AGBO - Entrepreneur & Coach

AGBO Business Consulting

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