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Entrepreneurs : vous changez, vos amis pas ?

Sujet : coaching - Challenges ---------

Temps de lecture : 5 min --------------


Entreprendre, c’est déjà un métier. Que vous soyez dans n’importe quel secteur, que vous soyez plutôt biens ou plutôt services, ceci ne représente qu’une dimension secondaire de votre identité. Vous êtes d’abord un entrepreneur. Un vrai. C’est-à-dire avec le mindset et la posture qui vont bien. Vous pensez comme un entrepreneur, vous optimisez comme un entrepreneur, vous agissez comme un entrepreneur.


Si effectivement vous êtes dans cet état d’esprit, vous avez alors souvent – pour ne pas dire toujours – en tête d’évoluer, de tendre vers (votre) mieux.

Cela peut être d’un point de vue bien-être, spirituel (religieux ou non), financier voire même physique (si vous souhaitez sculpter votre corps. Qui sait ?). C’est ce que l’on appelle l’abondance. L’abondance nous amène fluidité et sérénité. Tout roule et on s’aime !

Cette quête est plus que louable et les résultats bien mérités.

Vous y arrivez par étapes que l’on appelle également « tournants ». Les tournants de notre vie, que nous les ayons soigneusement anticipés et élaborés ou qu’ils nous soient apparus comme une évidence, nous les avons choisi.


Etre entrepreneur est le plus beau métier du monde. Il est en première ligne pour façonner et apprécier sa vie. Toutes les décisions que nous prenons ont un impact direct et souvent quasi immédiat, et ont pour moteur intérieur cette quête de l’abondance. Il est vrai que certains en oublient que celle-ci est un moyen de mener à l’épanouissement. Ils en font trop, trop vite, avec pour optique de se dépasser, de se surpasser. Ils troquent ainsi, à long terme, leur santé psychologique et physique, au prix de la seule rentabilité ou encore d’un positionnement marché. Ceci avec une ligne de conduite financière et une optimisation temporelle obsessionnelles avérée. Et j’avoue que lorsque vous commencez à créer votre entreprise, vous êtes tout feu tout flamme.


La phase qui consiste à se convaincre que « nous devons à tout prix faire mieux que les autres », que « nous devons exceller », s’apparente cependant à un état relativement restrictif. C’est pourquoi il est préférable qu’elle soit de courte durée. Eh oui ! Tu deviendras excellent(e) et les opportunités viendront à toi quand tu incarneras totalement ta mission de vie à travers ce que tu entreprends.

J’admets que cette phase est extrêmement palpitante et enrichissante car nous donnons tout ce que nous avons. Nous nous jetons à corps perdu dans nos projets et leur optimisation. Nous sommes amené(e)s à découvrir de nouvelles choses, de nouvelles façons de procéder, de nouvelles idées concernant nos clients, nos prospects et notre marché. Un sentiment d’excitation permanent vient s’installer dans notre vie.


Rapidement, cependant, un autre sentiment vient assombrir notre ciel de gestionnaires et d’innovateurs nés : celui de l’indifférence. Nos amis, à moins que ceux-ci ne soient entrepreneurs (débutants ou avertis et encore), n’ont pas les mêmes centres d’intérêts, chevillés au corps, qui rythment leurs jours et leurs nuits. Mais, ce n’est pas grave ! Nous les prenons comme ils sont. Cela fait d’ailleurs tellement longtemps que nous les côtoyons. Entre souvenirs, débats, fiestas, délires et repas …ce sont nos amis quoi.


Puis arrive, sans réellement prévenir, la symbiose totale – pour ne pas dire incarnation - avec notre mission. Nous avons tellement bossé pour arriver là où nous en sommes que désormais nous savons exactement vers quoi nous diriger.

Cette étape considère généralement, avec un œil plus averti et une intuition plus développée, de nous réorganiser voire de laisser certaines activités de côté. Nous pouvons en créer de nouvelles qui nous correspondent mieux ou encore les modifier afin que celles-ci collent plus à nos ambitions et à notre personnalité. C’est ce que l’on pourrait appeler « se réinventer ». Nous ne faisons plus qu’un avec ce que nous entreprenons et nous nous sentons parfaitement aligné(e)s.


C’est à ce nouveau tournant de notre vie que cela peut réellement commencer à piquer.

Nous nous rendons compte qu’en termes de relations, les amis que nous avons ne sont plus un moteur pour nous comme nous ne sommes plus un moteur pour eux.

Attention, il ne s’agit pas d’avoir des débats métaphysiques toute la soirée sur l’entreprise, le devenir de l’Homme ou bien comment va le monde. Mais vous vous rendez bien compte que votre perception, grâce au(x) pallier(s) que vous avez passé en termes de pensée, de connaissances et de conscience, n’est plus en adéquation avec les gens avec qui vous sortez ou avec qui vous parliez (parfois des heures au téléphone).

Vous avez basculé dans un autre monde et eux pas. C’est aussi simple que ça.


Pendant un temps, vous allez/aviez essayé de continuer à matcher. Mais les sujets discutés, l’atmosphère, l’attitude des personnes que vous côtoyez vous sont désormais devenus presqu’étrangers et vous apparaissent comme un peu désuets. Cela peut vous désorienter, vous perturber, vous peiner. Mais c’est maintenant votre réalité.


On parle ainsi de la solitude de l’entrepreneur. Le plus gênant, ce n’est pas de se retrouver seul(e) aux commandes, à gérer ou à prendre des décisions. L’entrepreneur aime à se retrouver avec lui-même (et ses projets) pour trier ses idées, visualiser comment les matérialiser et pour peaufiner sa stratégie en pensant à comment faire pour toucher le bon public et accroître sa notoriété. Non. Le plus pesant, c’est d’avoir ce sentiment de partager nos idées, l’avancée et la concrétisation de nos projets sans pouvoir trouver un écho. On ne ressent pas un réel intérêt pour ce que l’on fait de la part des personnes dont nous nous sommes entouré(e)s.

Bien entendu, personne n’est à blâmer ici. Là n’est pas la question.

Par contre, je peux vous affirmer que cette situation, de prime abord aussi incompréhensible et désagréable qu’elle soit, est un signe de réussite sur et vers soi. C’est l’une des preuves indéniables que vous êtes arrivé(e) à un niveau d’alignement par rapport à vous et à vos ambitions qui désormais se ressent. Vous émanez ce à quoi vous aspirez.


La méthode miracle pour traverser cette période n’existe pas. Pour le coup, le sentiment de solitude, d’isolement voire de rejet de ce que l’on est en train de devenir, est bien là.

Ce qui a vraiment été bénéfique dans mon cas, a été de prendre conscience que j’étais sur la bonne voix par rapport à moi. Eh oui, s’accomplir est un chemin que seule la personne qui le souhaite peut définir, vivre et ressentir.

La libération a ensuite été de me choisir et de faire confiance à mon intuition, pour encore plus me diriger vers ma mission. Entreprendre est un métier mais c’est aussi une question de feeling et d’adéquation. Je me suis rendue compte que tout ce que j’avais fait, tout ce que j’avais construit était en total accord avec les ambitions d’abondance qu’actuellement encore je poursuis et avec qui je suis.

Article écrit le 6 juillet 2021

Léa AGBO - Entrepreneur & Coach

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